Dr. Michael Stein est spécialisé depuis 18 ans dans le traitement TCC du TOC par la thérapie d'exposition. Il dirige un cabinet de groupe et a conçu la série de vidéos d'accompagnement "How to Stop Overanalyzing."
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6 questions à poser à son futur psychothérapeute
- Michael Stein PsyD
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Vous avez choisi de commencer une psychothérapie, et cette décision n’a sans doute pas été facile à prendre. S’adresser à une ou un professionnel de la santé mentale est, pour beaucoup d’entre nous, une étape difficile à franchir. Si vos moyens financiers sont limités, vous vous adresserez plutôt à des structures publiques gratuites telles que les Centres médico-psychologiques (CMP) ou encore le dispositif Mon soutien psy, avec des séances remboursées par la Sécurité sociale. Dans ce cas, le choix du professionnel sera moins grand. Si vos moyens sont plus importants, vous consulterez peut-être un psychothérapeute exerçant dans son cabinet en libéral, en payant les séances. Comment trouver la ou le thérapeute qui vous conviendra le mieux ? Si vous en avez la possibilité, il est utile d’en rencontrer plusieurs. Voici des questions que vous pouvez leur poser pour connaître leurs méthodes et évaluer si leur approche correspond à vos besoins.
1. Avez-vous déjà suivi des personnes comme moi ?
Il est important de savoir si la ou le thérapeute que vous avez identifié est spécialisé dans le trouble qui vous concerne, qu’il s’agisse d’un trouble anxieux ou encore de troubles dépressifs. Certains donnent cette précision dans leur fiche quand ils sont enregistrés dans un annuaire de psychothérapeutes, ou bien sur leur site internet. Si vous ne trouvez pas l’information, vous pouvez poser la question lors de la première séance.
2. Pouvez-vous m’expliquer quel problème je rencontre ?
La ou le thérapeute qui vous reçoit devrait vous écouter puis pouvoir décrire le problème que vous rencontrez avec ses propres mots. Si vous avez l’impression qu’il comprend ce que vous traversez, c’est un signe encourageant. Si ses explications, au contraire, n’ont aucun sens pour vous, peut-être que vous n’êtes pas sur la même longueur d’onde.
3. Quelles méthodes utilisez-vous ?
Pour un même trouble, toutes les approches n’ont pas le même niveau d’efficacité. Pour certaines, on dispose de beaucoup d’années de recul et de nombreuses études scientifiques. D’autres, plus récentes, sont considérées comme prometteuses mais on manque encore de preuves. Ainsi, vous pouvez vous renseigner sur les méthodes ayant montré leur efficacité dans le trouble qui vous concerne, et chercher ensuite un professionnel qui les pratique.
Vous pouvez aussi procéder dans l’autre sens : lors de la première séance, interroger le thérapeute sur les méthodes qu’il utilise, et noter leur nom. Puis vous renseigner sur chacune et sur leur efficacité. Si l’approche d’un professionnel vous paraît floue, s’il ne vous donne pas d’information sur le type de thérapie qu’il pratique, demandez-lui des précisions : votre interrogation est légitime.
4. Est-ce que j’aurai mon mot à dire ?
La thérapie est un travail qui se fait à deux. Dans une relation de confiance, le thérapeute accorde de l’importance à ce que vous dites, écoute vos préoccupations et se tient prêt à s’adapter si besoin. Votre ressenti lors de la première séance vous renseignera sur ces points. Étant donné qu’une thérapie implique parfois de la pratique en dehors des séances, il est important de poser également des questions à ce sujet. Par exemple, allez-vous me proposer des exercices à faire chez moi ? Ces exercices me permettront-ils de me fixer des objectifs réalistes d’une séance à l’autre ? Si un exercice ne me convient pas, est ce qu’on pourra en changer ?
5. À quelle progression dois-je m’attendre ?
Une thérapie se déroule sur plusieurs mois et la progression n’est pas toujours régulière. Un thérapeute de confiance vous aidera à avoir des attentes réalistes, si vous l’interrogez à ce sujet. A partir de quand puis-je compter sur une amélioration, comment allez-vous m’aider à mesurer mes progrès, quelles difficultés pourrais-je rencontrer ?
6. Qu’allons-nous faire ensemble ?
Commencer une thérapie est un investissement personnel et aussi financier, dans la plupart des cas. Il est légitime de chercher à ce que celle-ci soit le plus efficace possible. Un professionnel impliqué tiendra compte de cette attente, en décrivant en début de thérapie les étapes concrètes par lesquelles vous allez sans doute passer. Il vous indiquera aussi ce qu’il attend de votre part. Sinon, vous pouvez l’interroger : devrais-je préparer des questions avant chaque séance, faire part de mes doutes ? Travailler sur des changements de comportement spécifiques ? S’il insiste sur le fait que la pratique et l’implication de votre part sont importantes, c’est un signe positif.
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Version originale de l’article en anglais, adaptation pour la France par notre partenaire Psycom
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